Je ne sais pas tenir un blog

Voilà deux semaines qu’il ne se passe rien sur ce blog, alors que je m’étais promise d’y écrire une fois par semaine.
Je me fatigue de moi-même, sincèrement, parce que c’est toujours la même histoire: je n’ai aucune discipline! J’ai beau essayer de m’imposer un rythme et de m’organiser à l’avance, je me perds trop facilement.


La semaine dernière, je m’étais posée devant ma page blanche le jour exact à l’heure exacte où j’étais censée être là (« vendredi, 15h30: blog », c’était ce que j’avais marqué dans mon agenda). Alors j’étais très bien sur la ponctualité, mais le problème était ailleurs.
« Putain j’ai pas envie », j’ai dû avouer devant ma feuille vide. Par conséquent, je n’ai rien écrit.

Ce n’était pas une flemme assumée, je sentais des picotements me ronger le cerveau, comme à chaque fois que je suis partagée. Mon cerveau était en proie au conflit habituel entre devoir et plaisir. Devrais-je écrire quand même, même si je ne suis pas inspirée, tout simplement parce que j’ai dit que j’allais tenir un blog ou alors je devrais m’en battre les couilles, parce qu’il y a déjà assez d’obligations dans la vie et qu’il ne faudrait pas s’en ajouter une, surtout que ça devrait être un plaisir?
Je n’ai pas pu choisir, comme d’habitude. J’ai essayé, je vous le jure, de prendre UNE de ces deux positions, mais j’ai fini par mélanger les deux, en choisissant de ne pas écrire et de culpabiliser derrière…

Cette semaine, la même situation s’est re-présentée.
« Putain j’ai pas envie » j’ai à nouveau remarqué.
« Il y a un pattern qui revient », je me suis dit.

Pour être honnête, je crois que j’ai ouvert ce blog parce qu’écrire un roman est un exercice trop frustrant pour quelqu’un avec un égo fragile comme le mien. Le fait de bosser pendant des mois seule devant mon ordi sans pouvoir partager régulièrement le fruit de mon travail avec la terre entière me frustre énormément. Surtout depuis que j’ai compris que ça va encore durer longtemps, cette histoire de roman…Alors je m’étais dit que j’allais pouvoir partager autre chose pour rappeler au monde que j’existe et que je continue de faire des choses, mais maintenant que je suis sur le terrain, ça me gonfle.

Il faut peut-être que je me rends à l’évidence, c’est à dire que blogger ne me plait pas plus que ça. En fin des comptes, je ne suis pas faite pour travailler dans ce format. Il faut publier souvent et régulièrement, autour d’un sujet précis. Le sujet de ce blog étant le fait que je ne sais pas vivre, je me rends compte que ce post mérite sa place sur ce mur d’inaptitude. C’est une maigre consolation, mais c’est déjà ça.